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mardi 06 février 2018

1,8 millions d’euros injectés en prêts d’honneur

Un première tranche de 1,8 millions d'euros a été débloquée pour accompagner les entreprises guyanaises qui ont connu un événement accidentel de trésorerie, en lien notamment avec le mouvement social.

Suite au mouvement social de mars-avril 2017 et dans le cadre des accords sectoriels conclus en avril dernier, il a été acté la mise en place d’un fonds Co.rail d'un montant de 3 millions d'euros dédié à la reconstitution de la trésorerie des entreprises en difficulté, sous forme de prêts d’honneur à taux zéro d’un montant maximum de 25 000 euros, remboursables sur 36 mois et pouvant bénéficier d’un différé de six mois.

Financé par l'Etat, la Banque publique d'investissement (BPI) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) , ce dispositif sera chapeauté par deux structures, Initiative Centre Est Guyane et Réseau Entreprendre Guyane, et une enveloppe de 300 000 euros sera allouée par la CTG pour le fonctionnement.

“Ces prêts d’honneur s’adressent aux entreprises créées depuis plus d’un an, ayant de moins de 11 salariés, ayant un chiffre d’affaires ou un total de bilan ne dépassant pas 10 millions d’euros, qui connaissent un événement accidentel de trésorerie indépendant de la volonté du chef d’entreprise en lien notamment avec le mouvement social” a indiqué Marie-José Gauthier, Commissaire à la vie des entreprises et au développement productif à la préfecture.

“80 voire 90 entreprises vont pouvoir bénéficier immédiatement, sans garantie personnelle, de ces prêts d'honneur et avoir une petit bouffée d'oxygène et relancer l'économie dans l'entreprise” s'est félicité le préfet Patrice Faure.

En revanche des points figurant dans ces mêmes accords sectoriels restent encore en suspens. L'accord de Guyane prévoyait, pour 2017 et 2018, un dispositif transitoire préalable à la zone franche sociale et fiscale qui consistait notamment à exonérer les entreprises de cotisations patronales au titre de leurs salariés dont la rémunération est inférieure à 2,8 fois le montant du SMIC.

Sur ces points bien précis, le préfet qui “ne maîtrise pas ni la portée ni les décisions” est resté très évasif et n'a surtout pas engagé la parole de l'Etat. Néanmoins il s'est prêté à l'exercice et a déclaré qu'”il y a effectivement un travail de fond qui est en cours au sein des ministères car c'est un arsenal juridique, social et fiscal à mettre en place mais aussi une réflexion de ce qui remplacera bientôt le CICE au 1er janvier 2019.”

“Ces réflexions existent et n'auraient jamais existé si il n'y avait pas eu les mouvements " reconnait le préfet. "Ces décisions seront effectives en 2019 car ces dispositifs sont complémentaires et l'Etat tiendra ses engagements” a affirmé le préfet à Guyaweb.