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© ADEM ALTAN - Photographe : AFP

dimanche 19 novembre 2017

Ligue arabe: le ministre libanais ne participera pas à la réunion sur l'Iran

ADEM ALTAN - Photographe : AFP
Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebrane Bassil lors d'une conférence de presse à Ankara, le 16 novembre 2017

Le ministre libanais des Affaires étrangères ne participera pas à la réunion de la Ligue arabe dimanche, convoquée par l'Arabie saoudite pour discuter des "violations" de la politique iranienne dans la région, a indiqué à l'AFP une source ministérielle.

"Ce matin (dimanche), il a été décidé que le Liban serait représenté par Antoine Azzam, représentant permanent auprès de la Ligue arabe", a affirmé une source au sein du ministère des Affaires étrangères.

"Le ministre des Affaires étrangères, Gebrane Bassil, ne sera pas présent", a ajouté cette source sous le couvert de l'anonymat.

Les ministres des Affaires étrangères des pays arabes doivent se réunir "en urgence" dimanche au Caire à la demande de Ryad, dont la rivalité régionale avec Téhéran s'est intensifiée ces dernières semaines.

La classe politique libanaise est divisée entre le mouvement chiite Hezbollah --soutenu par l'Iran-- et ses alliés d'une part, et une coalition appuyée par les Saoudiens, dirigée par le Premier ministre Saad Hariri d'autre part.

M. Hariri a annoncé sa démission surprise le 4 novembre dans une allocution télévisée depuis Ryad, faisant craindre une montée des tensions entre l'Arabie et Téhéran au Liban.

L'Arabie saoudite, royaume sunnite ultraconservateur, et l'Iran chiite sont les deux grandes puissances rivales au Moyen-Orient.

Selon un document interne transmis à l'AFP par des diplomates arabes, la requête de l'Arabie saoudite concerne un missile tiré depuis le Yémen le 4 novembre qui avait été intercepté par les Saoudiens près de Ryad.

L'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition militaire qui combat les rebelles houthis au Yémen depuis mars 2015. Elle a accusé ces derniers d'avoir tiré le missile.

Le puissant prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a plus tard accusé l'Iran d'"agression militaire directe" contre le royaume en fournissant aux rebelles des missiles balistiques. Téhéran avait démenti toute implication, appelant Ryad à ne pas jouer avec le feu.