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jeudi 08 février 2018

Aides à l'électricité : peut mieux faire selon la Cour des Comptes

La Cour des Comptes a publié hier son rapport annuel sur la gestion de l'argent public. Et cette année, les Outre-mer n'ont pas été trop égratignés par la juridiction.

Comme chaque année, la juridiction de la rue Cambon a épinglé plusieurs secteurs. Les piscines publiques, la politique vaccinale, les activités privées de sécurité, la gestion des amendes de circulation, les compteurs Linky, les missions fiscales des douanes...

En ce qui concerne les territoires d'Outre-mer, alors que les rapports précédents avaient critiqué les douanes, le tourisme et plus récemment la situation "dégradée" des collectivités ainsi que leur "masse salariale excessive", la Cour des Comptes ne les a pas autant évoqué.

La première mention des Outre-mer se trouve ainsi brièvement dans le chapitre sur la sortie des emprunts à risque des collectivités locales, où la réponse de la ministre est reproduite : "Le risque représenté par les emprunts toxiques a été relativement faible Outre-mer".Trois dossiers en Guadeloupe et six en Martinique auraient ainsi été concernés par le dispositif.

Un fonds d'amortissement pour l'électrification non adapté aux besoins locaux

C'est au sujet des aides pour l'électrification rurale,avec le fameux Facé, le fonds d'amortissement, que la Cour des Comptes s'est davantage intéressée aux territoires. "On s'est aperçus que la consommation des crédits était faible, alors que les besoins restent très importants pour l'extension et la création de nouveaux réseaux", a expliqué la conseillère-maître Dominique Dujols. Mais après les critiques formulées par la juridiction, les choses seraient en train d'évoluer : "Finalement, les instances dirigeantes, les ministères et les collectivités ont pris conscience du problème et sont en train d'adapter les règles".

Les Outre-mer sont enfin évoqués rapidement, et de manière générale, dans le chapitre sur l'endettement des hôpitaux. "C'est peut-être lié à l'insularité mais il y des établissements qui sont fragiles, qui ont des résultats d'exploitation déficitaires", a expliqué le président de la 6ème chambre, Denis Morin, "alors il y a évidemment nécessité d'améliorer la gestion courante car ce déficit se retrouve dans la dette". Et cette meilleure gestion courante passe par "une meilleure maîtrise des coûts, une mutualisation des process, une attention portée sur la masse salariale qui doit être adaptée aux besoins". "Il ne s'agit pas de créer la pénurie !", assure le magistrat.